Le OUI-MÉ de Molive

OUI MAIS :  Un quart de bonheur !

Si le fantasque cadrage-débord est un geste quasi sanctifié au rugby, le recadrage des bords avant l’ouverture officielle de la billetterie pour les quarts l’est beaucoup moins.

Quoi de plus surprenant que d’entendre les premières vociférations de la femme au brassard pendant l’échauffement ? au moins il n’y a pas tromperie sur la marchandise… pour s’échauffer, ça chauffe !

« Oui mais si on joue comme ça en quart… »
Fort vent de traviole, terrain en faux-plat, petites fleurs blanches de saison, l’homme en vert au taquet, 25 degrés au soleil et seulement 3 quand un nuage passe, le tout avec trente filles cramponnées prêtes à en découdre. Le tout avec des lomagnoles sûrement en progression et une équipe luzéchoise fortement remaillée digne des plus grandes mises à jour de Windows XP !

« Oui mais si on joue comme ça en quart… »
Le début de match ne fait que confirmer les craintes émises par l’écrivain et le boulanger, à savoir que ça pouvait basculer en match piège à tout moment. La première demi-heure a au moins le don de leur donner raison puisque l’on assiste à une véritable démonstration de ce qu’il ne faut pas faire, le tout assorti des célèbres fautes à répétitions. L’arbitre joue tellement du sifflet que l’on se demande si on n’aurait pas dû protéger les vitres du club house.

« Oui mais si on joue comme ça en quart… »
Deux éclairs cependant ; le boulanger n’en demandait pas temps ; avec la demi d’ouverture qui a d’ailleurs fini par la trouver en allant voir ce qui se passe derrière la ligne et l’arrière qui a décidé de se mettre en avant afin de passer au milieu et ce malgré les nombreux panneaux estampillés «défense de pénétrer ». Quand la représentante en volailles se voit intimer l’ordre de passer par le frigo une dizaine de minutes et la toujours demi d’ouverture se fait tatouer le crampon derrière le genou, la fin du premier acte a tout du dernier Spielberg tant le suspense non voulu a tout de la science-fiction ! Les citrons arrivent à point nommé.

« Oui mais si on joue comme ça en quart… »
Comme on dit souvent à Beaune, la deuxième séance démarre sous de meilleurs hospices. La troisième ligne centre du quatre sept signe l’essai furette du jour en surprenant tout le monde tant est si bien qu’entre le moment où elle a aplati et le moment où l’homme au sifflet a validé, elle a eu le temps de passer ses dernières commandes Amazon. Le bonus offensif est sur les bons rails mais on est plus prêt du point d’interrogation que du dernier « smiley tendance » des réseaux sociaux.

« Oui mais si on joue comme ça en quart… »
Les filles en rouge et blanc, telles un smartphone, se mettent soudainement en mode avion mettant à mal l’ensemble des connections. Quitte à être comparé a l’oiseau de fer, autant y rajouter les turbulences. Le boulanger et le journaliste se demandent alors dans un anglais parfait « cake y’s passe ? » Pas franchement de réponse mais au moins deux milliards de tentatives d’explications comme d’habitude dans ces cas-là.

« Oui mais si on joue comme ça en quart… »
Arrive alors un dernier quart d’heure a rendre le sourire à une congrégation de représentants en anti-dépresseurs. La native de la Bouriane est tout d’abord à la conclusion d’un superbe mouvement d’envergure. Ensuite vient alors une sortie de balle en mode missile avec le bon guidage GPS, qui nous gratifie un joli combo avant/trois-quarts, le tout conclu par la presque new yorkaise du moment.

Celle-ci récidive peu avant la sirène en ayant décider de se débrouiller toute seule malgré ses presque vingt printemps, en nous montrant l’étendue de son talent (même s’il faut de temps en temps lui rappeler qu’elle en a) en mode requin blanc en chasse. Baby shark doo doo doo doo doo doo !

« Oui mais si on joue comme ça en quart… »
La fin du match est ordonnée avec la victoire et les cinq points obligatoires dans la musette mais en lieu et place de la très normale joie d’une qualif, on nous propose en tête de gondole, un ouf de soulagement et son florilège de frustrations.

Au royaume des insatisfaites, les Infernalles joueraient surement le rôle de reines.

« Oui mais si on joue comme ça en quart… » STOP !!!
Certes il est plus facile de causer derrière les balustrades mais de l’extérieur on a quand même vu de belles choses. Dans un premier temps le contrat est rempli, ensuite la défense a fait le job puisque la totalité des points encaissé est égale à zéro. Essayons de penser autrement, et plutôt que de relever ce qui n’a pas très bien fonctionné pour essayer de l’améliorer, pourquoi ne pas stigmatiser ce qui a été bien;  histoire de passer une bonne troisième mi-temps avec les rictus de mise.

Même si c’est tout à l’honneur de chacune de reconnaître ses erreurs, cet excès de lucidité ne doit pas occulter le passage en quart de finale et ça c’est une réalité. Ça ne sert pas à grand-chose de se demander à quelle sauce on peut être mangées en quart, par contre profiter du fait d’y être me parait plus jouissif.

En attendant, le boulanger et l’écrivain vous disent merci de pouvoir continuer avec vous pour la suite de cette belle aventure.

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