Seniors Féminines

Championnat Fédérale à XV   

Voila deux semaines, pour Pâques, s’achevait la saison 2017-2018 des Infernalles.

Une saison qui avait démarré sous le signe de la crainte aux vues des multiples défections d’un certain nombre de filles, pensionnaires de la Douve sur l’exercice 2016-2017 et parties voir si l’herbe était plus verte 15 km plus loin, le tout dans une certaine confusion quant au bien-fondé du projet.

Une saison qui allait se poursuivre sous le signe du sacrifice car il a bien fallu trouver des hommes et des femmes pour coacher, jouer et encadrer, afin d’expliquer à qui voulait bien l’entendre que le mot « abandon » ne faisait pas partie du vocabulaire de celles et ceux qui étaient restés pour défendre un projet pourtant viable, démarré 5 ans plus tôt sous la houlette de la présidente Ghislaine Rossignol. Un sacrifice des anciennes et des coaches en particulier qui n’ont pas hésité à mettre leur vie privée entre parenthèse au service du club.

Une saison qui allait basculer sous le signe de l’espoir, tant et si bien que les différentes campagnes d’affichage et de communications de l’été dernier, allaient bénéficier d’un excellent retour sur «investissement» avec un recrutement quantitativement satisfaisant et qualitativement remarquable. Un savant mélange d’expérience, de jeunesse, d’apprentissage et de filles d’ailleurs qui allait constituer un joli casse-tête à résoudre pour des entraîneurs prêts à relever le challenge.

Une saison de copines qui, malgré un effectif foncièrement renouvelé, ont vu débarquer de nouvelles têtes bien faites, empreintes d’un état d’esprit si remarquable qu’elles ont donné une bien belle définition au mot respect. Respect des bénévoles, respect de l’encadrement, respect du club mais surtout respect entre elles ; sans quoi rien n’aurait été possible.

Une saison de coups. Fourrés tout d’abord avec la vilaine blessure qui mit un terme à la carrière de l’une d’entre elles. Coups de main envers les « cuistos » du club, éternels dévoués s’il fallait encore le rappeler, notamment pour les légendaires gigots à la ficelle capables de vous marquer le faciès d’un indescriptible sourire culinaire. Joli coup également, avec la première défaite des redoutables vulcaines, infligée par des Infernalles sur une autre planète ayant pour conséquence un déferlement d’émotions ainsi qu’une surcharge de travail des glandes lacrymales plus que contagieuse !

Une saison de rugby, même si le calendrier plus que saccadé et les nombreux forfaits ont mis à mal l’équilibre et la préparation du groupe. Les résultats ont été bons dans l’ensemble, oscillant entre espoir et déception d’une non qualification pour les phases finales. Bien que le but initial fût plus de renforcer les fondations de la maison Infernalles qu’une politique forcée de résultats ; il faut avouer qu’elles ne sont pas passées loin du graal des phases finales.

Une saison où l’individuel s’est mis au service du collectif et vice versa. A ce propos, il n’est pas dans les habitudes de sortir un nom du groupe tant les filles (toutes sans exception) ont œuvré pour l’équipe mais il faut savoir le faire quand l’une d’entre elles peut se targuer d’avoir accompli une saison exceptionnelle en tout point. Ses coéquipières et amies ne tarissent pas d’éloges envers elle et sont fières d’avoir pu compter sur une Sophie Treil auteure d’une saison hors norme et qui du haut de ses 24 printemps nous a gratifié d’une prestation XXXL à couper le souffle des meilleurs apnéistes de la planète. Les coaches ont su tirer la quintessence rugbystique de ce petit bout de femme dont la combativité et l’abnégation n’ont d’égal que sa gentillesse et son humilité. Bravo et merci !

Enfin, une saison de transition car pour certaines, l’heure de la retraite a sonné et c’est pour des raisons familiales et professionnelles qu’une nouvelle vie s’offre à elles. L’ensemble du club leur dit merci pour ces années de bons et loyaux services. Gageons que l’on puisse les apercevoir l’année prochaine aux pieds de l’Impernal pour venir encourager leurs amies. Les anciennes qui s’en vont, des nouvelles qui arrivent, ainsi va la vie d’un club. Les bases pour les prochaines générations sont posées afin de poursuivre l’aventure avec ce club qui compte sur les Infernalles pour franchir ensemble le centenaire d’une institution incontournable dans le paysage rugbystique occitan.

Bref, c’était une saison pour rebondir.   

Pour toutes les filles de plus de 18 ans qui souhaiteraient venir essayer le rugby féminin, les entraînements du vendredi à 19h30 au stade de la douve à Luzech vous sont ouverts.

N’hésitez pas ! Ambiance et bonne humeur garanties.