Le débrief de Molive !

La victoire, oui mais…

Lorsque l’arbitre tend le bras en direction des tribunes aussi garnies qu’un panier à l’approche de noël, accompagné d’un vaillant coup de sifflet, les Infernalles lèvent toutes les bras vers le ciel afin d’ôter toute ambiguïté quant à l’issue de la partie.

Oui, mais l’étrange impression d’un véritable soulagement semble l’emporter sur l’euphorie générale.

Les cheveux se détachent, les rictus sont de mise et les bras se resserrent autour des maillots maculés de boue à faire pâlir tous les lobbyistes de la lessive.

Oui, mais elles ont quand même pris le bonus défensif.

Tout commence parfaitement puisqu’au bout de 5 minutes, les rouges et encore blanches, nous proposent une cocotte made in « huit de devant », qui a pour conséquence d’envoyer la globe-trotteuse de l’équipe enterrer le ballon derrière la ligne.

Oui, mais cet essai n’a pas eu l’effet libérateur escompté.

Les charges du « petit taureau » au centre de gravité aussi bas que la pelouse et les courses tètes baissée et épaules rentrées de l’ex benjamines créent des fissures dans le mur adverse. Oui mais il est encore debout.

Ça crée des points de fixation, ça envoie de la première, deuxième, et troisième ligne, le soutien est là et les rucks sont très disputés.

Oui mais la toujours globe-trotteuse se retrouve en PLS au milieu du terrain après un déblayage à l’ancienne.

Les « deux cent cinquante » relances de l’ancienne footballeuse sèment le désordre et elle finit par jouer du pied pour essayer de passer outre une véritable congrégation de représentantes en fil de fer barbelés.

Oui mais le score ne bouge toujours pas.

L’alignement en touche nous gratifie d’une splendide feinte du facteur dont la combinaison gagnante est le 2, le 4 et le 8. Oui mais la presque quart de centenaire est projetée en touche à 5 mètres de l’ultime contrôle douanier.

La situation s’inverse en fin de partie et les rouges et plus tout à fait blanches défendent bec et ongles, « en vert » et contre toutes pour repousser les ultimes assauts des voisines du sud. Oui mais les Infernalles, comme toutes personnes bien élevées ne laissent pas rentrer des inconnues dans la maison donc les portes resteront closes jusqu’au coup de gong final.

Au debriefing de troisième mi-temps on se répète « on a gagné, mais on a fait un match de m… »

Le flacon et l’ivresse seront toujours au centre des analyses d’après-match et si l’on s’accorde à dire que les ingrédients sont bons, les filles de la Douve savent en toute lucidité que ça a un petit peu « foiré » dans la recette !

Alors la manière est si importante que çà ?

Oui, mais l’histoire ne retiendra que les quatre points de la victoire de cette bande de copines montées sur des crampons de 18 !

Olivier Cot

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