Infernallement votre !

Voila six ans que sous la houlette de quelques passionnées et avec la bienveillance de Ghislaine Rossignol, la section de rugby féminin prenait vie aux pieds de l’Impernal, répondant au joli sobriquet d’Infernalles (avec deux ailes).

Depuis, l’eau a coulé sous les ponts emmenant son contingent d’histoires, de passions, de changements et de cheveux blancs. Les choses s’étant stabilisées l’année dernière, il n’est pas exagéré de parler de l’extrême importance de la saison à venir et ce pour trois raisons majeures.

La première, tout naturellement, vient du fait qu’il n’y ait aucune saison qui ne soit pas importante. Aussi sûr que deux et deux font quatre !

La deuxième, beaucoup plus factuelle, concerne l’effectif aussi bien qualitatif que quantitatif. En effet, quelques cadres ayant décider de prendre une retraite bien méritée, pas mal de nouvelles têtes ont débarqué sur les quais de la Douve avec pour mission (et en toute humilité) de remplacer les « vieilles », détentrices de licences uniquement tamponnées pour les troisièmes mi-temps. Changement aussi pour le coaching-staff, puisque le duo catalano-bourian (Christian et Cali) a décidé de laisser sa place au massif (central) Samuel Alix. Celui-ci sera quand même de temps en temps épaulé dans sa mission par des anciens ou anciennes pour qui les démangeaisons deviendraient trop envahissantes. Tout ce petit monde ayant aussi comme objectif croisé, celui d’apprendre à se connaitre, essence même de toutes bonnes relations d’un duo entraîneur-joueuses.

La troisième raison (et pas des moindres) vient du fait que cette saison est également celle du centenaire du club, ce qui enlève définitivement toute normalité à celle-ci. Certes, les Infernalles n’ont « que » six ans d’existence au sein de l’U.S.L. mais elles font désormais parties des murs et seront donc présentes aussi bien sportivement qu’humainement afin de faire honneur au club qui les a vu naître. Hors de question de galvauder un tel événement d’autant que celui-ci s’annonce grandissime. Une belle fête est en cours de préparation.

L’importance de ces raisons n’étant plus à démontrer, il est impossible de parler des filles de la Douve sans évoquer, ce qui fait leur force, c’est-à-dire leur état d’esprit. Vous pouvez avoir les meilleures compétences rugbystiques du monde, si votre tête est plantée à coté des épaules, ça ne fonctionnera pas.

Depuis bientôt 18 mois, ce groupe vit bien, il vit ensemble aussi bien sur et en dehors du terrain. Un groupe qui fonctionne grâce aux sacrifices que consentent beaucoup d’entre elles notamment les jeunes mamans, les lointaines, les étudiantes etc… Ce groupe où les filles se respectent entre elles, ce qui fait qu’elles respectent leur club et par conséquence leur sport.

La noblesse de l’ovalie n’est absolument pas mise à mal (hormis pour les machos récalcitrants et autres inventeurs du moyen-âge) par la gente féminine. Ce groupe qui a su conquérir le cœur des hommes et des femmes qui tiennent le club à bout de bras. Ce groupe qui vous fait traverser des montagnes de sensations en vous provoquant des tsunamis émotionnels à faire pâlir tous les océanographes de la planète. Ce groupe qui vous donne envie de rire et de pleurer avec elles. Ce groupe qui marche aussi à l’humilité vous invite à rejoindre leur cercle, avec l’aide des anciennes qui veillent aux grains et des nouvelles qui rafraîchissent le tout.

Ce groupe – qui vient aussi encourager ses alter-ego masculins – vous donne rendez-vous tout au long de la saison sur les bords du lot (et d’ailleurs) afin de d’observer toutes leurs petites gueules d’ange galoper après d’autres filles qui courent derrière un ballon aux rebonds définitivement anarchiques.

Allez la Douve et longue vie aux Infernalles !          Olivier Cot

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