Faits d’hiver

 

Est-il nécessaire de démontrer que les affres de l’hiver engendrent d’étonnants troubles rugbystiques qui paralysent complètement la motivation sportive tout en laissant intacte la dimension relationnelle ?

Nous sommes en train de passer progressivement du « je pars à l’entrainement maintenant car j’aime bien arriver en avance » au « pas envie d’aller me peler sur un terrain, et en plus on est que 7 !!!! »

Qu’il est difficile de trouver la motivation en cette période quasi polaire, qu’il est compliqué de trouver les différentes épaisseurs de fringues à se mettre alors que le short a presque bouffé son extrait de naissance, se contentant juste d’une sortie mensuelle et dominicale.

Que reste-t-il donc pour se gruter du canapé et s’enlever de l’esprit les qualifications de « la nouvelle star » ? Les coaches évidemment, et assurément la calorifique soirée du vendredi ! Ah oui, j’allais oublier, l’envie de maintenir un niveau physique correct et la recherche des différents aspect tactiques et techniques qui permettront surement de lever les bras et d’arborer le précieux rictus d’une victoire à portée de mains !

Alors c’est vrai que les températures en berne favorisent plus la création de glaçons corporels, c’est vrai aussi que l’épaisseur des chaussettes fait allègrement augmenter la pointure des crampons de 18, c’est aussi troublant de penser que le jardinier ait pu remplacer la pelouse par une dalle béton ou une expérience thalasso non voulue mais il est aussi sûr que deux et deux font quatre qu’au retour de ces deux séances hebdomadaires, la satisfaction d’avoir fait ce qu’il fallait l’emporte.

Je ne parlerai pas du plaisir non dissimulé d’avoir passé un moment avec ses potes. Par conséquent, si l’on peut associer raclette à « qu’on pète », on doit pouvoir également placer « compète » juste derrière grosses chaussettes.

Bon courage à toutes et tous sur les terrains d’hiver.

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